As long as the man will be mortal, he’ll never be relaxed.
Aujourd’hui j’ai lu sur le net que près d’un tiers des internautes, soit 8,7 millions, consultent des blogs chaque mois, selon une enquête de l’institut de mesure d’audience Médiamétrie publiée vendredi.
Pas mal! Vous en pensez quoi?
Je trouve que c’est chouette les blogs, c’est une très bonne manière de connaître la vie et les opinions d’autrui.
Apparemment skyblog est premier sur la liste. Pourtant, à chaque fois que je suis allée sur skyblog, je n’ai pas trouvé grand chose d’intéressant. Beaucoup d’ados qui écrivent vraiment tout et n’importe quoi. Pour moi le blog, ça donne du bon et du mauvais… C’est un outil qui peut être utilisé par tout un chacun, et souvent pas par des pros.
Ces dernières années, je trouve qu’il y a vraiment eu un tri des sites internet. On trouve moins le tout et n’importe quoi mais malheureusement pour nous, la plupart des sites indexés ont un but commercial.
J’espère qu’un jour, il y aura franchement moins de sites pornos et ce genre de choses. Mais c’est à vous internautes de faire changer les choses.
Quand même, je dois dire merci à internet. Merci de me permettre de discuter avec ma famille qui se trouve si loin, de découvrir chaque jour des nouveautés que je n’aurais pu découvrir dans cette vie non virtuelle, et de m’aider dans mon projet d’expatriation.
Thanks Internet for giving us all this!
J’ai les nerfs
à fleur de peau
le cœur
à fleur de peine
je me dévide
corps et âme
dans le vide
je m’en vais
à contrecœur
vers là -bas
vers ailleurs
fatigué d’ici
écœuré de la guéguerre
des dictateurs
ceux de jadis et de naguère
ceux d’hier et d’aujourd’hui
de leur ignominie
de leurs mains
tachées de sang
j’ai la nausée
face à ces humains
sans humanité
qui vivent de haines
insensibles aux chagrins
à la misère et à la mort
je m’en vais
avec des haut-le-cœur
vers une autre planète
inconnue
que personne n’habite
je m’enfuis
seule la nuit
emportant avec moi
mon impuissance
ma colère et mon cri
pendant que par terre
se dessinent tout en noir
les profils assassins
de ces politicards
on renie ses rêves
le chemin devient ardu
quand on n’en voit pas le bout
l’aboutissement
on nous a volé un pays
celui des ancêtres
on l’a annexé
on l’a trahi
on devient étranger chez soi
chacun tout autour
en veut sa part
en exige la partition
on nous refuse d’en disposer
on n’est plus soi-même
on redevient des immigrés
sur une terre incertaine
où sont pourtant plantées
nos racines lointaines
on est frères et soeurs par le sang
on est cousins par le sang
on est cousins par alliance
d’où que l’on vienne
d’hier et d’aujourd’hui
on est tous de même parenté
par la terre et par la mer
nourricières depuis notre arrivée
par le partage de l’avenir
par ce pays encore à construire
qui pourrait être nôtre
mais la famille s’est divisée
on se dispute l’héritage
qu’on nous a légué
pays rêvé
que l’on déchiquette
désir d’un pays
de plus en plus renié
rêve si douloureusement porté
perdu dans le brouillard
peu à peu devenu
cauchemars
qu’en sera-t-il demain
tout ou rien
Par quel triste automne
l’arbre fut-il dépouillé
elle coule
coule la rivière
l’eau passe trépasse
et s’use la pierre
je suis seule
face à mon regard
seule
avec ma peine sauvage
qu’il me faut apprivoiser
vent
souffle de vent
fraicheur
entre les branches vertes
odeurs fanées
qui doucement
doucement se dispersent
où sont les aurores
où sont les crépuscules
le temps seul est là
déformé
ridicule
et je m’évade
je pousse dans le rêve
loin de la rade
ma poupe lourde de sève
le pavillon bat
à la mesure du vent
à la mesure du temps
brusque choc
vibrante ossature
lorsque sur la coque
grincent les déchirures
je suis seule
sur un récif
battant dans le vent
au rythme du temps
mes profondes blessures
seule sous les saules
et se dérobe la blanche épaule
à ma douleur
je regarde la pluie
creuser de ses doigts fins
le sable qui fuit
du creux de ma main